Aujourd’hui, kronik de Repo Men, baby !
(Bon alors, la flemme de résumer le pitch ; y’a Allocine pour ça… Disons que c’est une sorte d’Equilibrium –ça vous parle, ça, hein, coquins?! Inoubliable, Christian Bale et ses katas, un gun dans chaque main!- sur fond de transplantations d’organes bioméchaniques stylés…)
Attendez, partez pas !
Sorti l’année dernière dans nos vertes contrées en pleine saison estivale -le 14 juillet, exactement- mais ne remplissant ni la case de la comédie british vaguement hype du moment (celle qui fallait absolument avoir vue pour briller en société… car on est tous des inconditionnels de Stephen Frears, c’est bien connu), ni celle du Pixar estival (au demeurant génialissime, comme d’hab), ni du Blockteuteur Remake/Reboot/Prequel/Sequel/Adaptation de comic faisandé du mois, mais SIMPLEMENT de la bonne vieille petite série B (car c’est bien de cela qu’il s’agit) décomplexée et sympatoche… disons qu’il était plus ou moins destiné à se viander au box office.
Et c’est ce qu’il a fait, rassurez-vous !
Mais bon, on va pas se plaindre, il a contrairement à de plus en plus de films, eu droit à une sortie ciné malgré sa tronche de DTV tout désigné. Merci le casting…
Car de casting il est en effet avant tout question, si l’on se penche sur la chose…
Première surprise : du lourd.
Un festival de tronches qu’on espérait vraiment pas croiser là ! Jugez Pluto (le chien de Mickey) :
- ce grand couillon sympatoche de Jude Law, qui joue du muscle, plus grimaçant que jamais en mode Homme-le-plus-sexy-de-l’année:check-now-je-me-lâche-j’assume-ma-calvitie-et-je-vous-merde plutôt qu’en beau gosse de service (ça change). Pour mémoire, le monsieur a quand même tourné avec Clint, Cronenberg, Spielby et Wong Kar-Wai. Pardon.
- ce bon vieux Forest Whitaker (car tout le monde aime Forest Whitacker! Avec sa bonne grosse bouille de teckel à la paupière tombante. Mmh, ch’est mon Forest à môa, cha !) : Clint aussi, mais également Scorsese, Jim Jarmusch ou Fincher… Excusez du peu !
- la divine Carice Van Houten (je vous épargne les jeux de mots cette fois-ci : trop facile pour moi), même si elle ne fait que passer, qui a tourné chez Paul Verhoeven et… c’est déjà pas mal.
- ce sacré Liev Schreiber… Cotton Weary en personne, quoi! Eternel second rôle qui, l’air de rien, bouffe pourtant l’écran à chaque apparition (remattez vous Les insurgés –plutôt que Salt- si vous ne me croyez pas…)
- et enfin, ce sale colombien de John Leguizamo -étrangement non-crédité au générique- qui mérite notre reconnaissance éternelle à tous pour avoir incarné Luigi au cinoche, puis le Violator en personne (mode clown) dans l’inénarrable Spawn, ou encore donné la réplique à plusieurs reprises à notre ami Steven Seagal! On retiendra malgré ses nombreux efforts surtout Luigi…
Gros cast, donc, pour cette bande d’anticipation au pitch façon P. K. Dick du pauvre, certes (en gros, une fois leur sale besogne de récupération d’organes synthétiques sur les mauvais payeurs effectuée, les Repo Men les abandonnent pourrir là, par terre, comme des merdes ! J’ai beau être matinal, ça calme) qui sert surtout de prétexte à égrainer, au travers d’un environnement futuriste étrangement réussi et inspiré (grâce à un budget qu’on devine confortable) des scènes de poursuite pas piquées des vers et autres bastons décomplexées. Le tout avec –et merde, c’est rare !- une vraie intrigue (même si un peu prévisible, rebondissements téléphonés à l’appui), une vraie empathie et évolution de la psychologie du personnage central, et… (Aïe ! :) une vraie réflexion, sur la condition des greffés illégaux, reclus tels des réfugiés dans des ghettos sordides. Mais bon, le mot « réflexion » n’est pas non plus le premier qui vient à l’esprit à la vision de Repo Men, hein ? J’ai pas dit ça !
Mais ce qui marque et fait sortir ce film du lot, c’est le ton satirique (mais en même temps, pas totalement) et volontairement désinvolte assez jouissif qu’il dégage... Il faut voir notre Jude Law accomplir sa tâche quotidienne au début du film, blasé et pro, walkman sur les oreilles et mains dans le bide d’un client pour comprendre !
Idem cette mémorable crypto-scène de cul complètement gonzo où 2 personnages se pénètrent au sens premier du terme (!) dans un ballet sensuel hallucinant, qui à elle seule vaut le coup d’œil…
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| Non mais regardez moi ça : il a pas fière allure avec son air imperturbable et sa tasse de café ? |
Bref, vous l’aurez compris : des effets spéciaux, des gros guns (ça j’ai oublié de le dire), des bastons, un second degré assez réjouissant, encore des bastons, un vrai cast content d’être là et impliqué (le pas tout à fait has-been Jude Law tient visiblement à faire ses preuves dans le domaine de l'action... Mh, on va dire "doit faire ses preuves à l'examen") et quelques savoureux moments de port’nawak pour emballer le tout…
Autant de bonnes raisons de mettre la main sur ce Repo Men pour votre prochain samedi soir de désœuvrement.
Suggestion d’accompagnement : quelques bonnes bières et des potes. What else ?

Publié par Mond2merd', comme le titre l'indique. Ayons pitié pour son âme de non-geek...
RépondreSupprimerBigre.
RépondreSupprimerMoi qui pensait avoir eu mon premier vrai commentaire... ce n'est que toi.
Quelle amère déception.