jeudi 28 mars 2013

" Warm bodies: Renaissance"

Genre: comédie(?) zombiesque.
Réalisateur : Jonathan Levine.



Indéfinissable. Étrange. Simple et simpliste..Voilà comment définir le nouveau film de Levine.
Après avoir oeuvré dans le slasher post-scream avec efficacité avec l'excellentissime " All the boys love Mandy Lane", le teenmovie depressif avec" the wackness", chronique estivale d'un puceau new yorkais, et surtout l'année dernière avec " 50/50" , comédie toute en justesse sur le cancer et les réactions provoquées par ce dernier sur l'entourage du malade, Levine s'attaque au film de zombie. ou a la comédie romantique horrifique, pour être plus précis.
Le pitch en quelques mots: c'est la fin du monde, l'Humanité est devenue Zombie, et parmi eux, erre, benoitement, R. jeune mort vivant, qui ressasse sa non existence dans un aéroport. Jusqu'au jour où, lors d'un assaut sur des humains, il rencontre Julie, fille du chef de la résistance. Et là c'est le drame.

Le film de zombie, en ce moment, c'est comme le found footage. Quand il y en a trop ça gave. à toutes les sauces, sans une once d'originalité. difficile d'innover un tant soit peu dans un univers ultra codifié, avec un cahier des charges à respecter( Zombie/Ville désertes/resistants/premiere page de journaux avec " The dead walk! marquée dessus..Etc...) . Aussi, il est important pour commencer de saluer la volonté de Levine de proposer une vraie alternative au film de Zombie; à savoir une improbable love story entre un mort et une vivante. Tout sous texte nécrophile étant exclu, la voie est libre pour raconter une histoire d'amour simple, souvent du point de vue de R, le mort vivant. ( voix off inside)
Levine, donc, utilise les éléments d'un film de Zombapocalypse, pour ce qui est du décor, et encore..là où ca devient interessant, c'est que le film a tendance à rarement prendre l'air. Partant du principe qu'il n'est pas nécéssaire de montrer des rues désertes, des autoroutes bouchées etc..à la " Walking dead" pour montre que c'est LA FIN, Levine confine ses personnages la plupart du temps dans des espaces clos; sans echappatoire. ( avion/chambre/voiture). Bonne idée dans le fond, le principe etant de confronter en permanence ses deux héros, elle, rebelle mais triste, et lui, aussi peu doué en amour que prêt à bouffer du cerveau.
Petite parenthèse pour préciser que Levine en revient au bon vieux zombie lent et geignard, ce qui vaut quelques bons moments de rigolade surtout dans les 5 premières minutes. et le concept du mort vivant evolutif est bien trouvé..
 Nos deux amis apprenent donc à se connaitre et commencent à se rapprocher, au grand dam des Bonies ( version 2.0 des morts vivants) et à la grande surprise des autres zombies, qui , à l'instar de R, se redécouvre un sens du contact et de la chaleur humaine.
Et c'est là que le film surprend et laisse dubitatif. On ne sait pas trop quoi penser devant la deuxieme partie du film. est-ce une histoire d'amour contrariée? ou une illustration pas très subtile de " l'amour rend vivant"?? nous deux contre le monde?
Qui plus est, Levine lance des pistes, un peu dans tous les sens, au risque de rallonger inutilement la sauce, comme effrayé par l'idée d'avoir à gérer uniquement une love story trop rapidement balancée aux orties. Pourquoi, après le ' reveil' des autres morts vivants, les Bonies les foutent dehors et veulent casser la gueule aux amoureux? y a une hiérarchie parmis les non morts? y a un code d'honneur?
A part pour relancer l'intrigue qui fait du stand by une fois que R a retrouvé sa dulcinée...quel est l'intérêt?
la dernière partie est plutôt sympa , voyant s'affronter
SPOILERS
les bonnies Vs les hommes et les morts vivants
Fin Spoilers

Mais sa courte durée laisse à penser que ca ne devait pas être la priorité dans le scénar, tant elle est prévisible et peu communicative niveau émotion ( hormis les passages R/Julie)

Mieux vaut alors en rester à l'idée de l'amour contre nature, disons de l'amour qui fait faire des conneries ( R en mode Solid Snake dans la forteresse des humains, sans se faire remarquer malgré les détecteurs occulaires et tout le bordel. nique La Logique) mais de l'amour qui triomphe à la fin.
faut pas être trop cynique en fait. Faut être indulgent.

Un mot quand même sur la mise en scène de Levine qui, s'il pèche niveau scénar,  assure quand même derrière la caméra, arrivant à insuffler quelques bonnes idées de mise en scène ( les plans PostApo sus-cités sont quand même bien foutus) et à apporter quelques concpets interessants au mythe du zombie, comme l'ingestion des souvenirs d'un humain après avoir ingéré son cerveau ( bien pratique quand on est amoureux de la copine du mec qu'on vient de bouffer) . Souvenirs qui permettent d'ailleurs à Levine de torcher des plans magnifiques, ( celui des feux d'artifice) avec une belle photo, qui tranchent avec le gris-bleu permanent du métrage.
Les acteurs sont plutôt bons, Hoult en Zombie et Teresa Palmer, sosie troublante et blonde de Kristen Stewart, aussi lumineuse que l'étant Amber Head dans " Mandy Lane". petite rôle de Malkovich, loin de ses conneries alimentaires chez Bay et Cie...

et la BO est sympa , compil de rock 80's / 90's, le R en question etant accro au vinyl
" Vinyls..you don't know...Ipods?
" Vinyls..more....alive"


bref, " Warm bodies" ( et pas " warm bodies renaissance"..) est un bon film, pas désagréable à suivre. maladroit dans son fond, mais bien réalisé et aux petits moments de bonheurs communicatifs.


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