dimanche 13 février 2011

Promenons-nous dans les bois...

Au menu ce week-end : Alan Wake, un jeu Remedy sorti en mai 2010 sur PC et 360.
A mi-chemin entre Silent Hill et un bouquin de Stephen King, le jeu est présenté comme un "Psychological Action Thriller".




Psychologique car le bonhomme en question sombre, ou semble sombrer, dans la folie. D'ailleurs, le nom du héros est A.Wake, soit éveillé... ou non : j'ai eu un mal de chien à discerner la réalité de l'imaginaire tout au long du jeu.
Il y a quelqu'un? Parce que si oui, c'est pas drôle!
Thriller, car Alan Wake est un écrivain à succès, du genre inspiré par Stephen King (c'est lui qui l'a dit).  Les références aux œuvres fantastiques sont d'ailleurs nombreuses avec une préférences pour les répliques de La 4ième dimension. En manque d'inspiration, M. et Mme. Wake s'offre un petit séjour dans un bled de l'état de Washington (Nord-Ouest des US), perdu au milieu des montagnes et des bois. Alors qu'ils passent leur première nuit dans un chalet isolé au bord d'un lac, Mme. Wake disparait mystérieusement et Al se réveille au volant d'une voiture accidentée, une femme en moins et une semaine plus tard. Étrange! Surnaturel! 

Le voilà donc partis à la recherche de la Belle, évitant de passer pour un dingue auprès des locaux, mais pas auprès du joueur... Car une ombre rôde, une ombre pas vraiment sympa et qui aime la nuit. Et Wake cherche sa femme tout seul, dans les bois, la nuit... 

Pour renforcer l'ambiance cinématographique, le jeu est découpé en 6 épisodes. Mis à part un résumé de l'épisode précédent pour recadrer l'histoire, le découpage est anecdotique.

Bright Falls, ses forêts, sa fête du cerf et ses Ombres lovecraftiennes...


... que le pauvre bonhomme a eu le malheur de croiser.

Action car c'est un jeu d'action... 

Le jeu consiste principalement à se rendre à un point précis de la région en passant par les bois, mais aussi par d'autres environnements, en évitant de se faire buter à la hache par les villageois possédés par l'ombre. Pour se défendre, ne pas compter sur les performances athlétiques du bonhomme à la course... Vous pouvez esquiver les coups grâce à une commande spéciale, mais ça se complique assez rapidement. Car les bougres sont agressifs, vifs et attaquent de tout les côtés. La meilleurs tactiques consiste à leurs faire mal à coup de photons. Pour cela, une lampe torche, les fusées de détresse, tout ce qui illumine. Une fois l'ombre chassée, Wake peux finir les possédés, encore très vifs, à coups d'armes à feu. L'action est dynamique mais la mécanique est répétitive.

Tu vas parler!
Malgré tout l'histoire est prenante et les balades nocturnes dans les bois sont un réel plaisir pour les yeux. Les moteurs physique et graphique sont bons (la brume et les effets de bourrasques sont parfaitement rendu), les décors gardent une cohérence artistique. Et surtout, les effets de lumières sont magnifiques.


Seuls regrets, une modélisation des personnages perfectible et une utilisation abusive du bullet-time.

Attention un wagon! ... Mais avec un bullet-time à chaque rotation, j'ai le temps de l'éviter...
Au final, une expérience vidéo-ludique originale via l'utilisation de la lumière, une ambiance réussie et un scénario approchant la qualité d'un Stephen King. Je dis lumière! Et la lumière fut...

3 commentaires:

  1. J'avais vu un jeu qui, dans le principe, était similaire.
    Tu enquêtais dans un manoir (ou quelque chose dans le même genre) et ta seule arme c'était une lampe torche...
    Je me rappelle plus le nom, mais il avait l'air pas mal.

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  2. D'après certains, "Rules of Rose" s'en approche, mais il n'a pas de lampe, à ma connaissance.
    Il y a "Project Zero", où t'as un appareil photo contre des fantômes...

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  3. Ah c'était sûrement celui-là, avec l'appareil photo ^^

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