jeudi 11 avril 2013

31ème BIFFF (2 au 13 avril 2013)


Le célèbre Manneken, sur son 31 pour l'occase.


   Cette année, le Brussels International Fantastic Film Festival a posé ses rames au Bozar (nom très belge du Palais des Beaux-Arts), à deux pas du Parc Royal, qui fut pour l’occasion le point de départ d’une ZomBIFFF Parade haute en couleurs dans les rues bruxelloises, comme vous pouvez le constater.

Another perfectly ordinary day in Brussels...








Un remake belge de Warm Bodies?... Déjà?


Changement de lieu cette année, mais également léger glissement dans la date (ce qui n’est pas une contrepèterie), du mardi 2 au samedi 13 avril pour la 31ème édition de ce grand festival européen.
J’eus une fois de plus le plaisir d’en faire partie, le temps d’un court mais éreintant week-end, pour une sélection de pelloches d’un ma foi fort beau gabarit.
Suivez le guide…
« I’m back ! »


   Vanishing Waves (Kristina Buožytė)

Lukas est un jeune scientifique chargé d’expérimenter une machine très particulière qui permet de percevoir et d’explorer la psyché d’une personne dans le coma (où règne une faible activité cérébrale, comme dans le cerveau d’un spectateur du BIFFF en fin de Nuit Fantastique) - dans le cas contraire, le flux d’informations concasserait l’utilisateur comme une vulgaire olive. Une fois bardé de capteurs et plongé dans un caisson d’isolation sensorielle, le voilà branché en direct sur le cerveau d’une infortunée cobaye prénommée Aurora, afin de respecter l’anonymat dû au protocole de l’expérience. Lukas sait simplement qu’il s’agit d’une femme. Du moins, il doit bien s’en douter avec un nom pareil… C’est vrai, ils l’auraient appelé autrement, sinon. Comme Auroro. Bref…
Au départ, floues et parasitées, les visions vont rapidement se montrer d’une acuité inespérée pour laisser apparaître à Lukas l’image (et les sensations) d’une belle et mystérieuse jeune femme, dont il va tomber éperdument amoureux. Car bien que n’étant pas censé interagir avec elle, il ne va pas rester longtemps simple spectateur, mais va céder à ses pulsions, devenues obsédantes. Bientôt, il ne va plus se contenter de fausser ses rapports d’observations protocolaires, mais ira jusqu’à franchir toutes les barrières –y compris physiques- afin de faire la lumière sur les conditions qui ont conduit Aurora à ce triste état...




Vanishing Waves est un film d’ambiance, de ressenti, faisant la part belle à une esthétique étrange très travaillée. Austère dans ce qui constitue le monde réel (le labo est froid et imposant, les visages des scientifiques, marqués), elle est sublimée lors des balades mentales, semblable à ce que pourrait être le ressenti de Lukas : lac et rivage embrumés lors des premières escales, puis a contrario immense et lumineux lorsqu’il y consomme son idylle, avant de virer à un désert crépusculaire sous une nuit d’encre, lors de la fuite éperdue de sa bien-aimée, symbole de leur union à tous les deux, qu’elle sait impossible (sinon à quel prix ?). Et toujours cette étrange bâtisse blanche, mi-rectiligne et lumineuse, mi-déstructurée et obscure, dont Lukas va se persuader qu’il est le théâtre d’un secret qu’il va tenter de littéralement pénétrer, pensant ainsi « sauver » Aurora, au péril de sa propre santé mentale.

 
Les visions astrales issues de la psyché d’Aurora, que l’expérimente en même temps que le protagoniste, sont remarquablement mises en scène. Esthétiques et charnelles (avec notamment une scène orgiaque flirtant avec le final de Society de Brian Yuzna), elles délivrent quelquefois ce goût particulier laissé par un rêve érotique troublant. L’actrice Jurga Jutaitė se montre réellement envoutante (et peu avare de ses charmes) et délivre une très belle performance.

Production belgo-lithuanienne, ce troisième film de Kristina Buožytė (présente, ainsi que son actrice principale) ne démérite pas du succès qu’il rencontre actuellement, à travers plusieurs festivals européens.



   Zombie Fever (Kirill Kemnits)

Dans le tumulte assez ahurissant de projets estampillés Zombie dont nous sommes les spectateurs depuis environ une dizaine d’années maintenant au cinéma ou en vidéo (et je ne parle même pas de JV, séries, bouquins ou BDs), difficile pour le spectateur de trouver du neuf et du bon.
Sans attendre la petite perle qui renouvellera durablement le genre –si toutefois elle arrive un jour- il convient d’exiger de chaque nouvelle tentative un minimum d’originalité, d’idée ou concept inédit pour espérer marquer les esprits (avant d’accoucher d’une tripotée d’ersatz peu inspirés…). 28 jours + tard a fait courir nos amis zomblards (rebaptisés « infectés »), Shaun of the Dead a prouvé qu’ils pouvaient fort bien nous faire poiler, REC les a found footagés… Mais à ma connaissance, personne ne les avait encore… russifiés!

C’est bien de la belle et grande patrie d’ex-URSS que nous parvient cet énième zombie flick ; provenance qui au final est bien sa seule originalité.
Ca et le fait de recycler la petite Julia Volkova, ancienne chanteuse du groupe t.ATu. Pour ce qu’on en a à foutre…

Jugez Pluto : nous suivons les mésaventures, d’Ivan, jeune loser maladivement timide, flanqué de son meilleur pote, petit gros qui ne pense qu’à ça et à se défoncer H-24. Alors qu’ils s’incrustent à une beach party remplie d’alcool et de jolies donzelles, tout va virer à l’apocalypse après qu’un scientifique laisse échapper par accident le contenu d’une étrange fiole venue de l’espace qui va zombifier la population, trouvant dans ces réjouissantes festivités un remarquable vivier de chair humaine aromatisé à la vodka.
En gros, il est impossible que vous n’ayez jamais entendu un pitch pareil…

Cette tentative du genre vouée à pas grand-chose, si ce n’est à accoucher d’une pochade vue et re-re-re-vue, ne partait pas gagnante, d’autant que le tout affiche une facture relativement hideuse au travers de sa –catastrophique- bande-annonce.
(Un conseil : ne la visionnez pas, ça n’aide franchement pas à convaincre!)

Or, miracle (enfin, n’exagérons rien…), à force de ne rien en attendre, cette petite série B qui assume totalement (c’est-à-dire lourdement) sont penchant gonzo se révèle plutôt sympathique, pour peu que vous pardonniez un scénar constitué d’une montagne de clichés (je ne vais même pas les citer tant il y en a) et l’on se surprend à rire comme des crétins devant certains gags, tellement ils sont gros et appuyés.
Exemple : les zombis semblent attirés par la peur… Ni une ni deux, nos infortunés survivants s’en vont expérimenter des cocktails booze/coke afin de s’en prémunir. Question de survie.
Ah, et il y a aussi des zombis karatékas qui font de multiples apparitions. Je ne sais plus trop pourquoi.

 Je vous avais prévenu, il me semble...


Au final, si la bonne humeur ambiante n’a pas suffi à remporter votre adhésion (et si vous êtes encore là), le final –tellement énhauuurme de crétinerie et de gratuité- devrait vous achever.

Le plus gros reproche provenant d’une surabondance de CGI vraiment pas beaux, en particulier lors d’une baston 1 versus all dans un couloir (Old Boy style) emplie d’incrustes, ralentis et travelling virtuels foireux, ou encore lors de l’acte final, pour lequel ce serait un euphémisme de dire que la version crackée d’After Effects sur laquelle les créateurs semblent avoir mis la main ne permet pas de rendre avec fidélité l’ambition dont ils ont fait preuve… Je dirais même que se frotter vigoureusement la rétine au scotch-brite vinaigré (côté vert) doit être un tantinet moins douloureux.

Dernière remarque : les zombies slaves sont peut-être moches (les maquillages font très très cheap), mais leurs filles sont sacrément canons!



   The Liability (Craig Viveiros)

Polar angliche pur jus, emballé (et pesé) pour la modique somme de ½ million de livres, The Liability est l’exemple type du thriller âpre, réaliste et fichtrement retors.

Adam est ce que l’on peut qualifier d’archétype du jeune branleur brit’ : longues journées affalé devant sa Xbox, sporadiquement entrecoupées de petites arnaques perpétrées ici ou là grâce à la belle voiture de beau papa… jusqu’à ce qu’elle finisse en miette à cause d’une bête faute de créneau à 120 mph. Or, manque de bol, beau papa a la tête de Peter Mullan dans ses mauvais jours, et ça, entre deux problèmes plus sérieux de trafic des femmes venues de l’Est, c’est un peu la goutte d’eau qui reste en travers des bornes. Il prend donc son plus beau club de golf pour faire passer le message au fiston-à-sa-ma-man : soit tu t’endettes jusqu’à la retraite pour me rembourser titine, soit tu assumes tes responsabilités et te mets à mon service en faisant le chauffeur pour un de mes hommes, un taiseux avec marqué « pro » sur le front, spécialiste du réglage de problèmes façon définitif, comme va rapidement le réaliser Adam.

L’économie de moyens fait la part belle aux acteurs, très peu nombreux au final, et à l’évolution de leurs relations, car tout dans ce film fort bien nommé est une question de confiance et faux-semblants… Ainsi, les péripéties s’enchainent implacablement sous une atmosphère pesante, à mesure que les personnages s’empêtrent dans une spirale machiavélique d’appât du gain, vengeance et trahison et que le fond de l’histoire se dévoile, chacun révélant ses vraies motivations.





Le tout bénéficie d’un cast 5 étoiles : Tim Roth en tueur à gages vieillissant et désabusé, Peter Mullan, impérial en vieux mafieux intouchable sont accompagné de Jack O’Connell, jeune bad boy vu dans This is England, Eden Lake ou Harry Brown (bref, dans tous les sales coups d’Outre-Manche de ces dernières années!) ou la très mimi Talulah Riley.

Encore un film noir impeccablement troussé de nos perfides amis d’Albion.



   Mama (Andrés Muschietti)
 
L’aventure Mama et le BIFFF sont pour moi intimement liés.
C’est par un froid et brumeux (car belge…) samedi matin de Printemps 2009 que je pénétrai pour la première fois dans les imposants locaux de Tours & Taxis, puis dans la salle de projection (à la bourre, bien sûr!) pour ma toute première expérience BIFFFesque, en l’occurrence une séance de courts-métrages.
Des courts pas mal du tout dans l’ensemble (quelques coudées au-dessus de la moyenne des courts-métrages fantastiques français. Je dis ça, je dis rien…). Je me souviens en particulier d’un film hispanophone très court, qui m’avait complètement scotché au fauteuil.
Il commençait par l’apparition du mot « Mama », tracé à la craie en une écriture enfantine. S’ensuivait un plan séquence où deux gamines sortaient de leur chambre, puis partaient explorer une grande bâtisse, avant de tomber sur une « maman » très particulière…
Un pur ride d’adrénaline, absolument terrifiant, d’une concision et d’une efficacité qui font s’incruster l’expérience durablement dans le cerveau.


Quelques années après, lorsque j’ai appris par hasard qu’un petit court métrage argentin avait tapé dans l’œil de ce bon vieux Guillermo Del Toro, qui comptait aider à en produire une adaptation pour le grand écran, j’ai rapidement compris duquel il s’agissait... et n’ai depuis pas cessé de me languir de voir le résultat ! GDT n’est en effet pas le moins avisé ni intègre des producteurs lorsqu’il s’agit de dénicher et prendre son sous aile des talents du fantastique en devenir.

 Le court en question, avec intro en anglais de Del Toro

(Attention, cette version est incomplète : il manque l’épilogue!!!)


Dans quelles meilleures conditions, ô combien symboliques pour moi, découvrir aujourd’hui ce film que sur les lieux même (à quelques kilomètres près, toutefois) du méfait originel?
De plus, lors d’une Nuit Fantastique qui promettait d’être survoltée!... (ce qu’elle fut).

Première constatation : on reconnait immédiatement la patte de l’écurie Del Toro.
On est ici en territoire fantastique pur et sans complexe, mélange d’ambiance classieuse et pesante efficacement posée, traversée d’incursions surnaturelles peu timorées (la séquence pré-générique rappelle dans sa construction celle de Don’t be afraid of the dark). Quant aux termes abordés, un personnage reprend presque telle quelle une digression sur les fantômes (« fantasma » en espagnol) entendue dans l’Echine du Diable.
Mama est un bon, voire un excellent film de fantôme.
Les images sont superbes et la distribution, très solide (la récente coqueluche d’Hollywood Jessica Chastain, dé-roussifiée et tatouée pour l’occasion). La mise en scène, classe, regorge de jeux et faux-semblants jouant adroitement avec les nerfs du spectateur, du moins, dans une certaine mesure - j’y reviendrai.
Enfin, un amour certain envers leur créature transparait à l’image de la part des frère et sœur Muschietti, tous deux scénaristes.
Cette « Mama », âme damnée hyper possessive est en effet une figure horrifique déchirante et pathétique. Un grand soin a été apporté à sa création, tant dans son design* et son animation torturée que dans les gimmicks accompagnant ses apparitions, très graphiques (ses cheveux, flottants de manière sous-marine, ne sont-ils autres qu’un clin d’œil à Santi de l’Echine du Diable? Et les papillons de nuit, omniprésents, des créatures féériques si chères à l’univers de Del Toro et qu'un personnage machouille paisiblement à un moment, comme le faisait le Pale Man de l'Echine du Diable?).
  Le problème, car tout n’est pas rose (… noir ?), est que le film ne tient pas un instant la comparaison avec son court modèle, du moins en termes d’efficacité pure ; ce qui à mon sens était inévitable.
Si tous les éléments sont réunis pour un suspense horrifique de haute volée, peu de péripéties viennent étoffer un récit finalement assez simple (ce qui en soi, n’est pas un défaut). Le film enrichit le cadre dans lequel se passe l’histoire : les deux fillettes, orphelines et revenues à l’état sauvage après avoir passé 5 années en forêt, sont hébergées chez leur oncle et sa copine. L’instinct maternel, jusque là inconnu, que va développer cette dernière est également un thème important. Et bien sûr, l’origine de « Mama » finit par nous être dévoilée au terme d’une intrigue secondaire rapidement expédiée...
Passé cela, il faut avouer qu’une bonne partie du métrage ne se concentre finalement que sur le quotidien de cette famille recomposée malgré elle dans cette grande maison. L’incursion progressive d’éléments fantastiques, au départ judicieusement distillés, finit par se répéter, voire à tendre vers une accumulation de jump scares prévisibles et dispensables, par effet de surenchère, au cours du long acte central du film.
Ce dernier culmine en une reprise quasi intégrale du court-métrage originel, auquel est ajouté un intéressant contre-pied qui amusera le spectateur avisé.
Enfin, le second élément le plus dommageable concerne le dénouement, qui à n’en pas douter en décevra plus d’un. Même s’il reste émouvant et tragique, l’entité maléfique donnant son titre au film méritant un dénouement conséquent, ce dernier acte pèche clairement par manque de sobriété en regard de ce qui a précédé et une surabondance d’effets numériques quelque peu malvenue.
De petit court d’horreur surprenant d’efficacité, Mama aura muté en un film très recommandable, mais qui échoue de peu à être une totale réussite, en raison des ajouts quelques peu artificiels imputables au format long et, d’une certaine façon, à l’air du temps pour ce qui est de l’horreur grand public.

 

Andrés Muschietti, bon joueur, se plie avec brio au classique exercice de :

"Une chan-son! Une chan-son! Une chan-son!..."

 
* C’est l’acteur Javier Botet, atteint du syndrome de Marfan qui lui prête ses traits effroyablement filiformes, après avoir interprété la mémorable Niña Medeiros dans REC.


Je vous présente... Mama. Si si.


   John dies at the end (Don Coscarelli)

Qu’ajouter à ce que j’ai déjà dit à propos de ce film de fou furieux, déjà visionné à l’occasion du PIFFF, si ce n’est qu’il supporte très bien une seconde vision? Le public lui-même, peu avare en commentaires lorsqu’il s’agit de laisser s’exprimer sa connerie (no offense!), a paru surpris de cette avalanche d’idées absurdes et délirantes, traitées avec la plus grande déférence.
Chercher à expliquer les tenants et les aboutissants de ce film serait définitivement une erreur.

Je ne peux que vous inviter à lire tout le bien que j’en pense dans un EX-cellent papier visible ici!


   Fresh Meat (Danny Mulheron)

S’il fallait, fatalement, une ombre au tableau de cette très belle sélection, ce serait sans hésitation Fresh Meat
Survendu comme LA nouvelle comédie gore néozélandaise (et on sait tous à quel point les 2 vont d’habitude bien ensemble), il s’agit du deuxième film de Danny Mulheron, un vieux briscard du genre qui a tout de même écrit Meet the Feebles de papa Jackson (Merde, quoi!) avant de se faire la main sur des séries TV par dizaines.
Las, de cette goro-médie n’est au final ni vraiment drôle, ni vraiment gore… Ce qui est quand même gênant, faut avouer.


Elle narre les péripéties d’une bande de gangsters survoltés et plutôt pitoyables sur les bords : l’as de la gâchette nerveux, le spécialiste en explosifs à côté de ses pompes et of course Gigi, la caution minishort et gros calibres, alliés pour libérer le frangin Johnny lors d’un transfert. Ceci fait, leur courte cavale trouve un terme dans une grande maison de banlieue pavillonnaire, où est réunie une famille dont les goûts en matière de cuisine s’avèreront un tantinet portés sur la viande humaine…

De cohérence dans le scénario il n’est ici nulle trace (chacun des gangsters part sans raison s’enfermer avec un membre de la famille au lieu de se concerter sur la suite des évènements ; la disparition d’un de leurs camarades ne semble aucunement les affoler ; même alors qu’assez de cadavres sont accumulés dans la chambre froide pour plusieurs années à venir, la famille ira s’en prendre gratuitement au jeune voisin), pas plus que de finesse dans l’interprétation des personnages (tous surjouent et Temuera Morrison, tronche connue des îles maories, fait un peu pitié). Cela ne serait qu’un problème mineur si l’on avait affaire à un bon petit zédard qui tâche, porté par un humour qui fait mouche : ce n’est pas le cas.
Les gags sont (très) gras et tombent à plat, les péripéties inconséquentes s’enchainent assez laborieusement, la direction artistique est très peu inspirée (le tout est éclairé comme une sitcom lambda)… A vrai dire, même l’aspect mauvais goût ou joyeusement graveleux de certaines scènes (l’homosexualité de la fille de bonne famille) -qui n’a pas manqué de provoquer l’engouement d’un public chauffé à blanc!- parait mal amené : il en est montré soit trop, soit pas assez…

 Vous avez sous les yeux un des plus gros gags du film. Comme je vous dis.


Enfin, même le dernier aspect qui aurait pu remonter un semblant l’attention : le gore, se montre bien trop timoré. C’est à peine si les rares démembrements et autres décapitations, pourtant correctement perpétrées, sont montrés à l’écran. Ils paraissent tellement anecdotiques qu’ils en perdent du coup tout impact.

Beaucoup de gesticulations pour vraiment peu de choses au final dans cette comédie, qui malgré ses ingrédients, rate sa cible dans tous les domaines.



   Grabbers (Jon Wright)

La dernière séance de cette Nuit s’est effectuée sans moi. A ma décharge, j’avais déjà vu Grabbers à l’Etrange Festival Paris en septembre dernier ; à l’occasion de la… Nuit « New British Generation »!
Voyons voir ce qu’il m’en reste… (dans les 2 cas, ce film était programmé au petit matin. Pas l’idéal pour un compte-rendu de qualité!)

Une petite île coupée du monde au large des côtes irlandaises devient le cadre d’une invasion par d’étranges monstres tentaculaires (pour tout dire, très lovecraftiens) venus de l’espace. Un flic désabusé, porté sur la boutanche plus que les apports journaliers ne le recommandent, va se retrouver rapidement débordé à tenter de sauver la petite communauté insulaire (pour la plupart, fidèles compagnons de comptoir). Or, il se trouve que ces créatures craignent un élément bien particulier. Un élément absorbé en grandes quantités tous les soirs, dans le bar local…

 
Cette comédie, au pitch prétexte à un gros délire débridé mais vain surprend agréablement par le soin apporté à sa réalisation, en particulier la qualité de ses effets spéciaux numériques et le charisme et l’implication de ses interprètes, menés par un Richard Coyle très convaincant dans le registre de la casquette plombée.
Quant à l’aspect comédie, il n’est pas en reste, et la succession de gags, en grande partie dus au décalage pochtrons teigneux/invasion extraterrestre se laisse regarder avec plaisir. A ce titre, le climax du film, où l’assaut est donné par les bestioles sur toute la population rassemblée et en état d’ébriété non négligeable est un grand moment.
Définitivement une bonne surprise.
Hips!

Et un bon cru.

A l'année prochaine!


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire