Ce blog est resté dans les lymbes de l'internet pendant trop longtemps, et c'est le moment de le ramener d'outre-tombe! Et pour entammer ce retour comme il se doit, je vous propose d'explorer l'Ouest sauvage en mauvaise compagnie...
John Marston a pas eu de pôt dans sa vie. Né d'une mère prostituée, décédée lors de l'accouchement, et d'un père alcoolo, il se lance dans le grand banditisme à la Robin des Bois sauce US avec quelques acolytes, qui le laissent pour mort lors d'un braquage qui tourne mal (on dirait le générique du Rebel). Il est cool, le John, alors il se range et construit un ranch avec sa femme et son gosse. Mais non, la poisse lui colle au cul. Les enfoirés du gouvernement comptent bien lui faire payer son passé en se servant de lui pour nettoyer l'Ouest de la racaille. Le voilà chasseur de prime, traquant ses anciens compagnons de route pour retrouver sa famille, son ranch et pour avoir enfin la foutue paix!
Red Dead Redemption, donc, est un jeu dans le style de GTA IV. Il se joue "à la troisième personne", dans un monde ouvert avec un cycle jour/nuit, où l'on peut faire le con ou effectuer des missions en contactant différents protagonistes.
Le parallèle avec GTA s'arrête là : à mon gout, le scénario de GTA IV a une importance toute relative dans le jeu, il ne brille pas pour sa qualité, et on se pose plus volontier la question "comment foutre le plus grandiose chaos dans cette ville de cons" que "quelle prochaine mission va me confier la racaille du coin". Contrairement à Red Dead, et heureusement! Car foutre le bordel à Walnut Grove, c'est quand même moins fendard qu'à New York! Autant avoir des missions intéressantes donc...
Malgré tout, on ne s'ennuie pas dans l'Ouest en 1911. Plaines du Middle-West, montagnes du Yukon, canyons du Nevada, landes arrides du Mexique et marécages du Mississpipi, touts les paysages typiques du western sont présents. La carte comprend une partie centrale représantant de l'Ouest américain, une partie inférieure représentant le nord du Mexique, et une partie septentrionale composée du Middle-West et du nord-ouest des Etats-Unis. Pas loin de 170 km² à se farcir (par comparaison, la province de Cyrodiil dans TES4 : Oblivion doit faire 40 km²). Quand un putain de puma descend ma monture au milieu de la pampa et que je me retrouve à pied, je prie pour croiser un pelerin à cheval... Pas de pot pour lui.
D'ailleurs, je préfère de loin le cheval à la caisse. C'est quand même plus classe, non ?! Pour faire avancer le canasson, il faut appuyer plusieurs fois sur un bouton, puis le maintenir pour conserver l'allure. Attention toutefois à ne pas abuser de l'éperonnage, sous peine de passer par dessus la bête. Plusieurs catégories de montures sont disponibles (dont des mules!), et chacune peut être capturée dans la nature via un lasso, puis dressée à coups de rodéos. Le lasso sert aussi à capturer des criminels vivants et des femmes, entres autres. Pour les flemmards et les pressés, un réseau de diligences relie les principaux points d'intérets de la carte.
Les petits jeux classiques des GTA sont au rendez-vous : pocker, pocker menteur, black-jack, lancé de fers-à-cheval et autres jeux du couteau (comme Bishop dans Aliens). On peut même tricher, moyennant la tenue adéquate. Pour débloquer ces tenues spéciales, qui permettent par exemple de se fondre dans un certain groupe d'individus, d'obtenir l'immunité, etc, plusieurs actions sont à réaliser. A vous de les découvrir.
Les missions du jeu abordent touts les clichés du genre et de l'époque : attaque de trains et de diligences, course de chevaux, traque de hors-la-loi, sauvetage de vièrges innocentes, rebéllion mexicaine, fusillades dans les collines et j'en passe. Les personnages rencontrés ont chacun une personnalité qui vaut le détour, souvent un cliché du western en mode décalé (la dresseuse de chevaux célibataire, le pilleur de macchabés squizo, l'arnaqueur à élixir miracle froussard, le rebelle mexicain coureur de jupons...).
Plusieurs catégories de missions sont disponibles. En supplément de celles liées au scénario, plusieurs personnages solliciteront votre aide pour réaliser certaines quêtes bien tordues (celle impliquant un canibale, entres autres). De plus, cowboys, bandits ou US marshalls se présentent aléatoirement sur vos chemins, dans diverses situations (un bandit s'échappe de ses gôeliers, une villageoise se fait attaquer par des loups, etc). A vous d'aider qui bon vous semble (généralement j'aide les loups) ou de passer votre chemin.
Ceci pour enchaîner sur un point que je n'ai pas pu explorer à fond. Dans Red Dead, vous pouvez être un mec vachement cool ou la pire des crevures. Une jauge d'honneté se rempli lorsque vous effectuez de bonnes actions, et se vide lorsque que vous laissez le côté obscure de la force guider vos actions. Pour pousser le vice plus loin, vous pouvez vous équiper d'un bandana lorsque vous réalisez des crasses, et ainsi ne pas être reconnu par les autorités. Plus que pour le simple fun, vos choix influent sur vos types de missions. Le bon gars se verra salué par la populace et souvent sollicité pour rattraper le voleur de chevaux ou de carottes. Le bad boy fera fuire les gens mais se verra proposer des coups fourés par les bandits (braquage de diligences, vol de marchandises...). Pour ma part, j'ai préféré rester dans le droit chemin... cette fois!
Si par malheur un shérif vous surprend à commettre un crime, ou si quelqu'un vous balance avant que vous n'ayez le temps de le descendre ou de le soudoyer, vous devez vous échapper du périmètre des autorités. Bien sûr, plus on fait le con et plus cela devient difficile. J'ai réussi une fois à ramener l'armée avant de me faire descendre... Une fois caché, on ne vous oublie pas pour autant, car pour éviter que des chasseurs de primes vous les brisent régulièrement, il faut payer sa prime soit-même! Comme les impôts tiens...
Le système de tir est semblable à celui de GTA ou de Gears of War (je me planque, je vise et je tire). Un petit plus cependant : un ralentissement permet, durant un court laps de temps, de viser ou de marquer des cibles. Une fois le laps de temps écoulé, le personnage dégaine et abats ses cibles à grande vitesse. A côté, Lucky Luke passe pour Franklin la tortue.
Certains couillons n'hésitent pas à nous défier en duel : pas de pitié! Et pour ceux qui en aurait, bonne chance... Désarmer un ennemi s'avère quasi-impossible.
Si le scénario de départ semble sorti d'un film de John Ford, le final s'avère surprenant. A vous de juger.
Que dire de plus? Juste que ce jeu possède une ambiance de dingue, de l'humour décalé comme il faut, une capacité d'immersion impressionnante et que je pars de ce pas me reconvertir dans l'élevage de canassons!
See you (space) cowboy...
...for the Undead Nightmare! Mouahahahaha!








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