samedi 28 mai 2011

Zomb Zomb Undead Nightmare

Pour notre plus grand plaisir, Red Dead Redemption revient d'entre les morts avec Undead Nightmare... La nuit luit d'une couleur putride ce soir, et pas question d'aller se planquer au Winchester en attendant que les choses se calment!


Undead Nightmare prend place peu avant le dénouement du jeu principal. Un soir, alors que John Marston suit son petit chemin de vie et de morts, une étrange atmosphère viens perturber le calme de la prairie. La nature est sans dessus dessous, comme si la nuit n'était plus la nuit...  Et... je ne vois pas ce que je peux rajouter sans spoiler la fin de Red Dead Redemption, donc je vais m'arrêter là pour la trame scénaristique.

Si l'opus original fait référence aux westerns, Undead Nightmare est clairement un hommage aux films de zombie. Dans la panoplie de monstres et de personnages mis en scène, mais aussi dans l'ambiance du jeu, qui tient autant d'un Zombieland et d'un Shauwn of the dead que d'un 28 Days later dans l'Ouest sauvage. Humour (noir), action et recherche de la vérité. Virus, malédiction, extraterrestre, complot du gouvernement, à vous de découvrir... l'origine du mal. Et d'y remédier, car ça vous fait bien chier. Perso, j'adore la réaction du cowboy de 1910 face à ses premiers zombies...


Rencontrer des personnages familiers, parcourir des lieux que l'on connait par coeur après y avoir passé quelques dizaines d'heures, et les retrouver en prise au chaos est un vrai plaisir. Tient, tel bled m'a l'air assez mal en point, allons voir ce que s'y passe, qui s'est fait zombifier, qui s'est fait dévorer, qui danse avec les zombies et leur fait du gringue... ouai... je vous jure.

Les missions diffèrent légèrement de l'opus original. Les missions scénaristiques sont bien foutues et les dialogues aussi exquis et drôles que ceux du jeu principal, voir plus! Rien que pour ça, le jeu vaut le détour.

Les petites rencontres aléatoires lors de vos voyages sont également fendards.


Là où le jeu l'est moins, c'est au niveau des quêtes annexes, pas si annexes que ça. Elles sont composées de nettoyages de zombies en ville, de nettoyages de zombies dans les cimetières et de sauvetages de jeunes femmes... accompagnés de nettoyages de zombies.

Avant votre arrivée, chaque trou (j'ai dit ville?) est infesté de zombies. Pour pouvoir avoir la paix et interagir avec les personnages du bled, il faut trouver le chef de la résistance (un des tireurs perchés sur un toit généralement). Une fois ce mec trouvé, la chasse au zombards débute, chaque zombie tué rempli une jauge, quand la jauge est remplie, il faut buter les derniers zombies restant pour profiter d'un calme... provisoire. Car au bout d'un certain temps, les zombies réattaque la ville... jusqu'à tuer tout les résistants si vous la laisser à son sort. Heureusement, le temps que vous finissiez Undead Nightmare, seules les 2~3 premières villes seront touchées de nouveau.

C'est fendard les premières fois. Au bout de cinq, la routine s'installe. Puis après dix coins à libérer, ça commence à devenir chiant. Et surtout vous n'avez pas le choix! Tu veux aller dans telle ville, tu la nettoyes. L'astuce est de libérer les villes qui vous semblent intéressantes, et de laisser pourrir les autres... sauf si vous êtes curieux comme moi et que vous voulez tout explorer.

De même, le sauvetage de jeunes femmes n'a rien de passionnant. A essayer une fois, deux fois, pas trois.

Le point positifs des combats, c'est que votre arsenal s'adapte à la situation. Fini le couteau, bonjour à la torche, aux bouteilles d'eau bénite flamboyantes et au tromblon aux munitions assez... carnassières.

Côté bestiaire, on trouve des zombies (!) de toutes espèces. Oui, la faune en profite aussi, il n'y a pas de raison. Ils errent seuls ou en groupe à travers la pampa, et toujours affamés.

Suivant l'état d'avancement de la zombification, certains zombies spécialisés et coriaces feront leurs apparitions, à la manière d'un Left 4 Dead.



On trouve aussi d'autres monstres fantastiques du folklore américain, tels que des sasquatchs dépressifs ou des chupacabras.


Les chevaux en prennent aussi pour leurs grades. Et un cheval zombifié, ça n'obéit pas très bien, alors il se retrouve à aller à droite et à gauche, à zigzager. La purge. Par contre, sa jauge d'endurance est blindée et vous pouvez le pousser à fond bien plus longtemps qu'un canasson sain.

Il est également possible de trouver les quatres chevaux de l'Apocalypse (Guerre, Famine, Pestilence et Mort) qui ont chacun un style (celui de feu est terrible, plus que celui qui a des mouches au cul...) et un pouvoir spécial vis-à-vis des zombies. L'idéal pour parcourir les canyons sous la lune plâle. Une fois les quatre chevaux acquis et 75% du jeu réalisé (75% avec les missions et défis facultatifs, donc pour les acharnés), une licorne peut être capturée et montée.


Voilà ce que je voulais dire sur Undead Nightmare. Quelques missions répétitives rapidement éclipsées par le fun de l'histoire, l'humour et l'ambiance clichée du titre... surprennant jusqu'à la fin. Pour les fan de zombies, je dit OU...Ah! Au sec.....Arghhh!!!.....Arrrhhh...

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